Tout est parti, mardi soir, d'une simple publication. En moins de trois heures, l'affiche avait été partagée par des milliers de comptes, reprise en story, détournée, commentée. Au petit matin, elle s'affichait en tête des sujets les plus discutés de la région.
Le visuel, que ses auteurs présentent comme émanant d'un groupe se faisant appeler les « Docks », n'a pour l'instant été revendiqué par aucune organisation identifiée.
Contacté, le parquet du Havre confirme avoir été saisi et avoir ouvert une enquête afin d'établir l'origine du fichier et l'identité de ceux qui l'ont mis en ligne.
Une mécanique de diffusion bien connue
Pour les spécialistes des réseaux, le scénario n'a rien d'inédit. Un contenu choc, une esthétique soignée, et l'algorithme fait le reste : plus une publication suscite de réactions, plus elle est montrée.
« Le partage, même indigné, reste un partage. C'est exactement ce que recherchent ce type de visuels », analyse une chercheuse en sciences de l'information jointe par la rédaction.
Les principales plateformes ont commencé à supprimer les occurrences signalées dans la matinée, sans empêcher la réapparition du fichier sous d'autres formes.
« Le partage, même indigné, reste un partage. C'est précisément ce que recherchent ce type de visuels. »
Ce que dit la loi
Selon les juristes interrogés, la diffusion d'un tel contenu peut tomber sous le coup de plusieurs qualifications, de l'apologie à la provocation, en fonction de ce que l'enquête établira.
Les autorités appellent les internautes à ne pas relayer le visuel et à le signaler plutôt qu'à le commenter.
L'enquête se poursuit. La rédaction du Havre Tribune y consacrera une mise à jour dès que de nouveaux éléments seront communiqués.
⚠︎ Article de démonstration — personnages, organisation et faits entièrement fictifs.